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Histoire

Le début de la construction du château date du 10ème siècle. Il fût plusieurs fois en partie détruit et restauré.
Situé au milieu de deux plans d’eau alimentés par les sources de la Lézarde, ce château a puisé son nom dans l’appellation normande « Le bec ». D’origine norroise, cette expression signifie « le ruisseau ».

Au Moyen-âge, il appartenait à la famille Crespin, dont plusieurs représentants furent connétables et maréchaux de Normandie.
En 1454, Antoine Crespin, évêque de Laon, céda la baronnie du Bec-Crespin à son beau-frère, Pierre de Brézé, Grand Sénéchal de Normandie, un des proches de Charles VII. A la fin du XVème siècle, le château fut remis en état par Louis de Brézé, petit-fils de Charles VII et d’Agnès Sorel, qui devint Gouverneur de Normandie.

En 1579, le duc d’Aumale, Charles de Lorraine, vendit la Baronnie à Nicolas Romé de Fresquiennes, Conseiller au Parlement de Rouen, qui remania entièrement le château dans le goût de l’époque. Utilisé sous la terreur comme prison pour les prêtres réfractaires, le Bec passa par alliance au comte de Chatenay, puis au vicomte de Croismare qui le fit entièrement restaurer de 1844 à 1848. Mis en 1916 à la disposition du gouvernement belge réfugié à Saint-Adresse, il fut la résidence du comte Carton de Wiart, ministre d’Etat, qui y reçut de nombreuses personnalités, parmi lesquelles Maurice Barrès, Louis Barthou et René Bazin.

Le château du Bec a servi de décor dans deux ouvrages d’auteurs célèbres : « Une Vie » de Maupassant (décrit sous le nom du « château de la Vrilette ») et « L’œuvre de mort » de Maurice Leblanc.